E.N.J.O.Y

E.N.J.O.Y
On pensait pas. On pensais pas que ça nous toucherait. On était pourtant sure, on avait un plan, on avait tout prévu. On avait prévu les quelques gouttes de joue sur le retour, on avait prévu les c½urs tout noir à colorier. On avait prévu des tas de chose. Et c'est arrivé. Le plan a fonctionner. Les quelques larmes ont rempli leur tache. Les quelques fissures ont rempli les c½urs sombres, et tout est passé. On allait bien, tout suivait la liste des réactions connues des filles laissées. Tout, comme prévu. On était concernée, mais pas atteinte. On était désolée mais pas bouleversée. C'est nous qui avions décidé. C'est nous qui avions choisi la fin de l'histoire. Alors ça devait rien faire. Ça devait finir tout. Et tout passer. Sauf, que là. Sauf que là, ça touche. Ca touche maintenant. Et on ne comprend pas pourquoi. C'est passé. Le plan a réussi et tout est fini. Alors pourquoi ça touche maintenant. Pourquoi nous sommes tristes, atteintes et bouleversées juste maintenant. Pourquoi aujourd'hui on a les organes qui se plient. Pourquoi on a la gorge qui serre. Pourquoi on a le c½ur noir qui fait tellement mal. Pourquoi, il manque. Pourquoi, nous déchirons tout et avons l'impression qu'on nous abandonne tous les jours. On avait pas prévu ça. On avait pas prévu qu'au final, loin très loin, on aurait besoin d'une chose. Nous sommes devenues dépourvues de tout. Nous sommes devenues ces filles biens aux cheveux doux qui rêvent de leurs princes machins tout le temps. Et on ne peut plus rien arrangé. On ne peut plus rien faire, c'est trop tard. On a choisi, et nous sommes devenues mal. Nous avons choisi d'arrêter pour guérir. Nous avons choisi pour ne pas être laissées. Super. Maintenant, on veut juste une seule chose. Nous voulons juste guérir de tout.


Elle n'est plus mon ami depuis longtemps . Des fois ça manque un peu quand même. Et des fois, c'est mieux comme ça. Mais, elle n'est plus là. Dans tout les cas, elle n'est plus mon amie.
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# Posté le lundi 02 novembre 2009 15:58

. . .

INGRATE
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# Posté le lundi 02 novembre 2009 06:13

Elle.

Elle.
Ca vous ai déjà arrivé d'être déçu ?Je veux dire, vraiment. Si oui, vous savez à quel point ça fait mal.
Ca vous fait une impression bizzare, ça vous pince le coeur, vous oppresse la gorge et donne envie de se tirer loin de chez vous, échapper à cette folie meurtrière. Ca vous fout un goût amer dans la bouche, un goût salé. Salé comme les larmes, d'ailleurs, parceque moi j'ai beaucoup pleuré. Je n'ai pas eu une vie de martyr, mais elle n'a pas été facile non plus et j'ai vécu des choses que j'aurais préféré ne pas connaître. J'ai eu souvent envie de me tirer une balle dans le crane, rien que pour voir ce que ça faisait, de se laisser gagner par ce vide réconfortant, par ce froid chaleureux: la mort.
Entre autres, la décéption est une des choses les plus douloureuses qu'il m'ait été donné de vivre.
Attention, je parle de la douleur morale, la douleur physique, je m'en fou, j'encaisse, je suis assez hargneuse. La douleur, c'est tellement relatif. Le désespoir, c'est si meurtrier.
Oui j'ai été déçue, plein de fois, par des prétendus amis, des gens qui prétendaient me connaitre,que je pensais connaître. Mais la c'est différent. Pour les autres, j'ai réussi à oublier. Pas cette fois.
J'essaye encore de chasser mes vieux fantômes, ces mauvais rêves angoissants, mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille (qui a écrit ça, que je le bute?) et ils reviennent. C'est vrai, je me suis tailladé les bras, je n'ai pas encore fini, mais je laisse cicatriser, en attendant ça fait des marques. Elles ne veulent pas s'en aller.
Eh oui, j'avais une amie, et elle était tout pour moi, ou presque. Elle, je la croyais différente, je la croyais charmante, et c'est vrai qu'elle l'était, d'ailleurs, quand tout allait bien. Parfois je me demande ce que j'ai loupé dans le chemin de l'amitié, j'ai du me trompé de sentier ou butté contre un caillou, quoi qu'il en soit elle m'a laché.
Qu'est ce qu'on ressent quand on perd l'une des choses les plus chères à nos yeux ?
En 5 étapes: La tristesse, la colère, le déni, à nouveau la tristesse puis l'indifférence.

Enfin,ça, c'est quand on a tourné la page.









Elle possède en son c½ur la pureté du diamant
Sans blessure ni rayure, elle traverse le temps.
Elle a pourtant la flamme du précieux rubis
Et apporte chaleur aux êtres démunis.

Elle nous offre en partage la douceur d'une mère
Et enlève à nos bouches et l'acide et l'amer.
Elle est l'onde, la source qui de terre est sortie
Rafraîchir le corps frêle des malheureux meurtris.

Elle ne connaît pas la balance du juge
Et ne souffre ni vice ni moindre subterfuges.
De ses mains en corolle elle soutient nos minois
Lorsque nos yeux rougis par nos larmes se noient.

Elle a son franc-parler qui peut parfois heurter
Mais c'est surtout celui de la sincérité.
Elle ne supporte pas la moindre des méprises
Et sur elle le temps ne possède nulle prise.

.
*Thaïs, et moi. Dans le lubéron. Une semaine sympathique.
On avait décidé, elle et moi, alors que les parents étaient partis faire du tourisme, faire un gateau. Au chocolat.
On était parties tôt pour aller au village acheter les ingrédients. Le village à 6km de la maison.
On a marché, a environ 32°, sous le soleil, en short et tee-shirt. Au retour, on se croyait dans un sauna, le soleil était monté dans le ciel, et on rapportait les ingrédients. Il y avait un sac lourd, un léger. On alternait.
On s'est trompés de chemin, on est revenues sous nos pas, on a reprit le bon chemin.
Il faisait tellement chaud, et on marchait au bord de la route. Il y avait une côte.
Au bout d'un long moment, on est arrivés à la maison. On transpirait, on en pouvait plus.
Et la, tout est allé plus vite. On a couru, on est entré dans la maison, on a balancé nos sacs sur la table.
On a traversé le jardin, en courant. En enlevant nos vêtements au passage. On avaient nos maillots en dessous.
On a courut, jusqu'à la piscine, brulantes, riantes.
Et on a sauté dans l'eau glacé.
Tu crois qu'on pourrait encore sauter comme ça?
Tu crois que c'est possible?*




Non
, c'est impossible

# Posté le samedi 31 octobre 2009 06:18

La dernière larme

La dernière larme
Ça va mieux. Les soirs de pleurs se font plus rares et mon c½ur n'est plus aussi gros qu'avant. Il est même devenu avec le temps plus petit que jamais. J'ai un tout petit c½ur pour la toute petite femme
que je suis. Non, moi je n'ai pas un c½ur gros comme un bulldozer prêt à massacrer tous mes organes, non, moi il a diminué, rapetissé. Mon c½ur à moi a perdu de la valeur.

C'est vrai, j'ai gaspillé mon temps à chercher à savoir le pourquoi tu comment, tout savoir en ayant jamais les bonnes réponses. Je suis une experte dans le non-savoir, je crois que nous le sommes tous, en fait. J'ai eu peur, tu sais, les journées se faisant de plus en plus longues, j'ai craint pour ma survie un bon moment, je crains toujours encore un peu tu sais, mais ça va mieux: c'est l'important on m'a dit, c'est l'important...

J'en veux aux filles heureuses, le sourire aux lèvres. J'en veux aux amoureux d'avoir perdu le mien. J'ai mal, ce pincement que l'on déteste, celui qui nous serre la gorge et nous donne envie de vomir partout. Mais ça va mieux maintenant, ça va mieux... Je crois.

Je me suis égarée sur la route du destin, toute la lumière était à droite et moi sans aucun doute je devais être bourrée puisque c'est celui de gauche que j'ai pris. Celui à travers les roches, un chemin long et pénible, j'ai dû traverser des lacs et des montagnes où je me suis essoufflée à force de tomber. Je me suis fait mal et je me suis blessée.

J'ai joué des accord au milieu du froid de la nuit, les accords semblaient si doux, mes doigts glissaient sur les cordes de ma guitare et je me écorchée le bout des doigts à vouloir un accord qui ne voulait pas de moi. Mais j'ai chanté quand même, les doigts en sang et j'ai crié « Ça va mieux maintenant, ça va mieux... »

Ça va mieux, c'est vrai. Je ne sais toujours pas comment lui dire à lui, que sans lui je suis plus vivante que jamais. Que mes sourires ont maintenant cette lueur de vérité, cette lueur que je n'avais pas avant. Je ne reçois plus de coups, je ne cache plus de fond de teint le côté de ma lèvre qui a saigné pour lui.

Maintenant c'est la vie elle-même que je laisse me taper sur la gueule.

Je n'avais pas prit la bonne route, aujourd'hui, je crois que oui. J'ai pris une chute mortelle, sur le chemin de gauche, si fort que débouler au chemin de droite. Au milieu de ce chemin, j'étais totalement perdue. La lumière éclairait beaucoup trop fort, c'était si clair que je craignais qu'on ne voit au travers de ma peau que la laideur de ma peine.
Mais ça va mieux maintenant, je crois.

Ça va mieux pour moi, mais il y a encore cet accord qui ne veut pas de moi. Ce foutu accord...


Les océans salés sont totalement submergés malgrès les algues, qui vivent avec force et beauté.
(Cadavre Exquis)

# Posté le mercredi 01 avril 2009 15:59

Modifié le jeudi 02 avril 2009 13:21

Sur le quai de mon coeur

À travers ce ciel obscur, mystérieux et éblouissant, tout criblé d'astres pâles scintillants, clignotants de cette nuit fraîche, doucement perchée comme un oiseau sauvage et géant, avec ses grandes ailes illimitées sur le toit de la ville. Ses griffes collées discrètement à l'écorce de mon coeur. Et ces sirènes amères des bateaux ; comme les goélands, ces cris volants, gris et blancs, qui feignaient de révéler, dénoncer leurs regrets secrets. Qui sait ?

Partir...départs et retours, un va-et-vient de la vie comme le flux et le reflux de la mer; tristesse et joie, une réciprocité interminable. Une dualité persistante qui règne par aventure sur cette planète bleue. Ou un duel, ou un duo ; voilà la vie en deux mots.

Distrait, je repensais à lui, mon bel amour; son regard bleu et langoureux, ses sourires fascinants, innocents et enfantins, ne cessaient pas de s'animer de jour à nuit devant mes yeux. Alors, un doux frisson indicible me prenait en douceur, parcourait à fleur de peau. Tout ceci me faisait rappeler, et ressentir son absence camphrée m'obsédant et pénétrant jusqu'aux os, sans cesse dans un regret doux-amer, caressant et rongeant à la fois mes coups de coeur, tout au tréfonds de moi. Rêver de lui, dissipait mes ennuis, sous comme une bruine, une pluie fine hésitante à se laisser tomber sur mon coeur.

Sur ces quais nus, accompagnés toujours de longs soupirs profonds, à la cadence chaleureuse et inconsciente, des eaux bercées dans son immense berceau infini. Les flots de la mer mauve ; qui, s'élevant, se gonflant, et se cognant leurs têtes contre les rochers, finissaient d'éclater en sanglots venants de sa propre profondeur de l'eau, comme s'ils avaient épousé la colère de fauve d'un tempête marin.

Ces flots comme sanglots étourdissants, étouffés sur les rochers dociles, taciturnes et ruisselants de mousse, comme des sculptures éloquentes d'art brut, et des fantômes pétrifiés fouettées par leurs claques féroces. Mais, dès qu'ils se sont calmés ; ceux-ci disparaissaient, se transformaient en ces petits clapotis cristallins, comme ceux du mon coeur, et semblaient détenir avec la sagesse un secret commun et complice, en apparence, de cette mer discrète.

Je quittai le quai. Avec mes soucis las et mon chagrin noyé dans sa propre noirceur, en ayant traîné avec moi mes espoirs inépuisables, et aussi mon ombre sournoise, perfide, ce qui ne cessait pas d'avoir rôdé sans répit autour de moi, comme une noctuelle à la lueur de mon corps enflammé d'un feu d'amour. Au dernier moment, je voulus jeter par mon îlot flottant et naviguant sur les eaux territoriales de la vie et de l'amour, ce corps que je suis, une bouteille avec une lettre de rien dedans à personne, à la mer assombrie, inconnue comme moi, coincée entre l'être et le néant.

Et pendant ce temps, avec douceur, je me laissai prêter l'oreille à une chanson nostalgique d'amour d'antan, faisant écho au loin, et à l'orée de ma mémoire en éveil : “I always will love you”. Une voix de femme, cristalline et veloutée. Et une mince amertume dans mes entrailles.

Quelle absurdité logique, cette vie douce-amère, étrange et magique ! Nul vit que je souris d'une ironie fine et un peu âcre au fond du coeur.


C'est quand qu'on sera heureux, nous deux.

*
Sur le quai de mon coeur

# Posté le dimanche 26 avril 2009 13:17