Ca vous ai déjà arrivé d'être déçu ?Je veux dire, vraiment. Si oui, vous savez à quel point ça fait mal.
Ca vous fait une impression bizzare, ça vous pince le coeur, vous oppresse la gorge et donne envie de se tirer loin de chez vous, échapper à cette folie meurtrière. Ca vous fout un goût amer dans la bouche, un goût salé. Salé comme les larmes, d'ailleurs, parceque moi j'ai beaucoup pleuré. Je n'ai pas eu une vie de martyr, mais elle n'a pas été facile non plus et j'ai vécu des choses que j'aurais préféré ne pas connaître. J'ai eu souvent envie de me tirer une balle dans le crane, rien que pour voir ce que ça faisait, de se laisser gagner par ce vide réconfortant, par ce froid chaleureux: la mort.
Entre autres, la décéption est une des choses les plus douloureuses qu'il m'ait été donné de vivre.
Attention, je parle de la douleur morale, la douleur physique, je m'en fou, j'encaisse, je suis assez hargneuse. La douleur, c'est tellement relatif. Le désespoir, c'est si meurtrier.
Oui j'ai été déçue, plein de fois, par des prétendus amis, des gens qui prétendaient me connaitre,que je pensais connaître. Mais la c'est différent. Pour les autres, j'ai réussi à oublier. Pas cette fois.
J'essaye encore de chasser mes vieux fantômes, ces mauvais rêves angoissants, mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille (qui a écrit ça, que je le bute?) et ils reviennent. C'est vrai, je me suis tailladé les bras, je n'ai pas encore fini, mais je laisse cicatriser, en attendant ça fait des marques. Elles ne veulent pas s'en aller.
Eh oui, j'avais une amie, et elle était tout pour moi, ou presque. Elle, je la croyais différente, je la croyais charmante, et c'est vrai qu'elle l'était, d'ailleurs, quand tout allait bien. Parfois je me demande ce que j'ai loupé dans le chemin de l'amitié, j'ai du me trompé de sentier ou butté contre un caillou, quoi qu'il en soit elle m'a laché.
Qu'est ce qu'on ressent quand on perd l'une des choses les plus chères à nos yeux ?
En 5 étapes: La tristesse, la colère, le déni, à nouveau la tristesse puis l'indifférence.
Enfin,ça, c'est quand on a tourné la page.
Elle possède en son c½ur la pureté du diamant
Sans blessure ni rayure, elle traverse le temps.
Elle a pourtant la flamme du précieux rubis
Et apporte chaleur aux êtres démunis.
Elle nous offre en partage la douceur d'une mère
Et enlève à nos bouches et l'acide et l'amer.
Elle est l'onde, la source qui de terre est sortie
Rafraîchir le corps frêle des malheureux meurtris.
Elle ne connaît pas la balance du juge
Et ne souffre ni vice ni moindre subterfuges.
De ses mains en corolle elle soutient nos minois
Lorsque nos yeux rougis par nos larmes se noient.
Elle a son franc-parler qui peut parfois heurter
Mais c'est surtout celui de la sincérité.
Elle ne supporte pas la moindre des méprises
Et sur elle le temps ne possède nulle prise.
.
*Thaïs, et moi. Dans le lubéron. Une semaine sympathique.
On avait décidé, elle et moi, alors que les parents étaient partis faire du tourisme, faire un gateau. Au chocolat.
On était parties tôt pour aller au village acheter les ingrédients. Le village à 6km de la maison.
On a marché, a environ 32°, sous le soleil, en short et tee-shirt. Au retour, on se croyait dans un sauna, le soleil était monté dans le ciel, et on rapportait les ingrédients. Il y avait un sac lourd, un léger. On alternait.
On s'est trompés de chemin, on est revenues sous nos pas, on a reprit le bon chemin.
Il faisait tellement chaud, et on marchait au bord de la route. Il y avait une côte.
Au bout d'un long moment, on est arrivés à la maison. On transpirait, on en pouvait plus.
Et la, tout est allé plus vite. On a couru, on est entré dans la maison, on a balancé nos sacs sur la table.
On a traversé le jardin, en courant. En enlevant nos vêtements au passage. On avaient nos maillots en dessous.
On a courut, jusqu'à la piscine, brulantes, riantes.
Et on a sauté dans l'eau glacé.
Tu crois qu'on pourrait encore sauter comme ça?
Tu crois que c'est possible?*
Non, c'est impossible